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Sagesse. Proverbe chinois : L’ouverture du Ciel et de la Terre

CHINE ANCIENNE > Sagesse

L’ouverture du Ciel et de la Terre. (Image : 该图片由 / Gerd Altmann / 在 / 上发布 / Pixabay) 
 

Il existe beaucoup de légendes autour de la Création de notre Univers. La mythologie chinoise, attribue à Pangu (槃古), un Dieu originel, la séparation du ciel et de la terre.
 
Cette légende est apparue pour la première fois dans un livre intitulé Histoire des trois (augustes) et des cinq (empereurs) (三五曆紀) écrit par Xu Zheng (徐整) durant la période des Trois Royaumes (三國). 

À l’origine, l’Univers dans lequel naquit Pangu était dans le chaos, semblable à un œuf de poule. Pendant dix-huit mille ans, le Ciel et la Terre se séparèrent, l’énergie cosmique Yang claire s’éleva pour devenir le Ciel et l’énergie Yin trouble s’enfonça pour devenir la Terre. 

Dans cet oeuf, Pangu grandit jour après jour en se métamorphosant neuf fois par jour

Quand il grandit d’un Zhang(environ 2,4m), le Ciel s’éleva également d’un Zhang et la Terre s’épaissit d’un Zhang. Dix-huit mille ans plus tard, le Ciel arrêta de s’élever et la Terre arrêta de s'enfoncer. Le Ciel était très élevé et la Terre très profonde. Pangu, lui, devint un géant.  

À la fin de ce long processus de formation du Ciel et de la Terre (開天辟地, pinyin : kāi tiān pì dì) notre Univers fut créé. 

À sa mort, Pangu se transforma en ce qui devint notre monde

De son souffle naquirent le vent et les nuages, de sa voix le tonnerre, de son œil gauche le soleil, de son œil droit la lune, ses membres et sa tête se transformèrent en quatre pôles et cinq montagnes sur terre, son sang devint les fleuves et les rivières. Ses veines devinrent les reliefs. Ses muscles devinrent les champs, ses cheveux et sa barbe devinrent les étoiles dans le ciel, sa peau et ses poils devinrent les herbes et les bois, ses dents et ses os devinrent les minéraux et rochers, sa quintessence et moelle osseuse devinrent des bijoux et des pierres précieuses, sa sueur devint la pluie, et les puces sur son corps devinrent les humains...voici le début de l’histoire humaine selon la mythologie chinoise.

Dans la Chine d’aujoud’hui, ce proverbe évoque également une chose inédite, qui n’a jamais eu lieu.

 

Traduit par Caroline Daix 

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