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Chine. Le Massachusetts Institute of Technology dit non à la Chine

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Droits de l’homme : Le MIT a annulé un contrat de recherche avec iFLYTEK une entreprise chinoise d’intelligence artificielle

 

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT), a annulé des contrats avec une entreprise chinoise. (Image : John Phelan / MIT)
 

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a annulé un contrat de recherche avec iFLYTEK, une entreprise chinoise d’intelligence artificielle (IA) qui a été impliquée dans des activités liées aux violations des droits de l’homme à l’encontre des Ouïghours et d’autres communautés. Un rapport de la Maison Blanche de 2018 a averti qu’iFLYTEK est une start-up chinoise qui soutient la modernisation de l’armée du pays.

Donner la priorité aux droits de l’homme

En juin 2018, le MIT s’est engagé dans une collaboration de 5 ans avec iFLYTEK, qui a aidé l’université dans ses recherches sur l’apprentissage automatique, l’interaction homme-machine, la reconnaissance vocale, etc. L’entreprise était autorisée à sélectionner les projets à financer. Cependant, elle n’a apparemment reçu aucune donnée de propriété ou code.

En 2017, un rapport de Human Rights Watch révélait que la société avait fourni aux services de police du Xinjiang une technologie permettant d’identifier des personnes à l’aide d’empreintes vocales. En octobre de l’année dernière, le gouvernement américain a mis sur sa liste noire 6 entreprises chinoises d’IA, leur interdisant de faire des affaires avec des entreprises américaines en raison de leur implication dans la répression de la minorité ouïghoure du Xinjiang. iFLYTEK était l’une d’entre elles. Et en février de cette année, le MIT a décidé de couper les liens avec la société pour se conformer aux directives gouvernementales plus strictes sur la réception de fonds de pays comme la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite.

 

Un rapport de la Maison Blanche de 2018 avait averti qu’iFLYTEK est une start-up chinoise soutenant la modernisation de l’armée du pays. (Image : wikimedia / CC0 1.0)
Un rapport de la Maison Blanche de 2018 avait averti qu’iFLYTEK est une start-up chinoise soutenant la modernisation de l’armée du pays. (Image : wikimedia / CC0 1.0)
 

Michael Kratsios, le chef de la technologie à la Maison Blanche, a félicité le MIT pour sa décision. « Nous remercions le MIT d’avoir pris la bonne décision et d’avoir défendu les valeurs américaines. D’autres institutions devraient suivre son exemple et couper les liens avec les infâmes entreprises technologiques chinoises qui violent les droits de l’homme sur la liste des entités @CommerceGov », a-t-il déclaré dans le tweet @USCTO. Michael Kratsios s’était rendu à Boston en novembre pour mettre en garde les entreprises, les investisseurs et les universités américaines contre le fait de faire des affaires avec des entreprises chinoises qui pourraient être impliquées dans des violations des droits de l’homme.

Pour 2019, iFLYTEK a fait état d’une augmentation de 27 % des revenus par rapport à l’année précédente, avec une hausse de 51 % du bénéfice net. Cependant, pour le 1er trimestre 2020, les revenus ont chuté de 28 % par rapport à l’année précédente, la société enregistrant une perte nette d’environ 131 millions de yuans (18 millions de dollars américains). Bien que l’entreprise ait attribué cette perte à la pandémie du virus du PCC, de nombreux experts estiment que les sanctions américaines ont également joué un rôle dans les résultats désastreux d’iFLYTEK.

 

iFLYTEK a aidé le département de police du Xinjiang à identifier des personnes à l’aide d’empreintes vocales. (Image : Capture d’écran / YouTube)
iFLYTEK a aidé le département de police du Xinjiang à identifier des personnes à l’aide d’empreintes vocales. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

La décision du MIT de se séparer des entreprises chinoises devrait déclencher des réactions similaires de la part d’autres universités américaines, ne désirant pas être associées à une entreprise liée au régime chinois. Cela dépendra en grande partie de la manière dont les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine se dérouleront une fois que l’impact du coronavirus aura pris fin. Si les choses tournent mal et que l’administration américaine est mécontente des engagements de Pékin en matière de transparence des entreprises et de politiques de vol de la propriété intellectuelle, les choses vont devenir plus difficiles pour les entreprises technologiques chinoises qui cherchent à faire des affaires en Amérique.

L’IA et le coronavirus

L’IA aide également l’humanité à faire face à l’épidémie du virus du PCC. BenevolentAI, une société londonienne spécialisée dans la recherche de médicaments, utilise l’intelligence artificielle pour trouver des liens entre les propriétés génétiques et biologiques des maladies ainsi que la composition et l’action des médicaments. Pour cela, l’IA est alimentée par de grandes quantités de recherches scientifiques. Depuis que le COVID-19 a commencé à infecter des personnes dans le monde entier, la société utilise son IA pour trouver d’éventuels remèdes. L’IA a apparemment suggéré plusieurs solutions potentielles qui pourraient contrer le coronavirus et qui doivent faire l’objet de tests pour vérifier leur efficacité.

Les chercheurs de TCS Innovation Labs à Hyderabad, en Inde, ont utilisé l’IA pour identifier 31 molécules candidates qui pourraient perturber la fonction de réplication du coronavirus. La société va bientôt commencer la synthèse chimique et les tests biologiques pour vérifier ses résultats. En attendant, un modèle d’IA développé par une équipe de l’Université de technologie et de design de Singapour (SUTD) a prédit que la pandémie de coronavirus pourrait prendre fin d’ici décembre de cette année.

Traduit par Fetty Adler

Version en anglais : Human Rights: MIT Says ’No’ to Chinese AI Contract

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